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Nathalie: Just out and about thought I'd shout a big HELLO

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Sunday, November 5th 2006

2:09 AM

LA CLEF DU DEVELOPEMENT EN AFRIQUE? LA VOICI

Message publie dans Congovision.com a l'ntention de nos freres de la Democratique Republique du Congo a l'aube de leurs elections generales de 2006.

http://www.congovision.com/forum/bukasa1.html

LA CLEF DU DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE ? LA VOICI!


Est-il normal qu'a l'époque où nous avons longtemps fini d'envoyer un homme sur la lune, avons construit des appareils volants, des ordinateurs, des téléphones cellulaires et des télévisions, que nous continuons encore aujourd'hui à parler de la pauvreté dans le monde avec un tableau particulièrement sombre pour l'Afrique? L'ONU qui avait prévu de réduire la pauvreté en Afrique d'ici 2015 a du se rattraper pour repousser cette date a 2147 avec la vue que si la tendance négative constatée ne s'améliorait pas, la pauvreté ne serait jamais réduite de moitié en Afrique.

La grande question que nous devons alors nous poser en ce qui concerne l'Afrique est si nous sommes en train d'utiliser la bonne approche au développement et si nous devions aussi croire que tous les plans conçus de l'extérieur pour l'Afrique ne nous veulent que du bien. Ne nous sommes nous pas laissé pendant trop longtemps embourber dans des grandes théories économiques qui n'appellent que des conférences sur  conférence depuis des décennies et qui n'apportent rien sur le terrain étant donnée que la majorité de nos populations continuent à croupir dans la misère, en oubliant que la solution a un problème a toujours  souvent été très simple, qu'elle peut parfois venir du petit enfant qui parle et que l'on écoute pas ?

Qu'avons nous ignorés dans nos plans qui fasse que aucun résultat de taille n'ait été enregistré jusque là par nos gouvernements ?

Dr. Monreau, un éminent orateur de renommée internationale, enseigne souvent ceci lors de ses discours : «  Si je vous demandais ce que j'ai dans ma main vous me direz que c'est une graine de pomme. Mais ça, c'est un fait. La vérité est que j'ai dans ma main un arbre de pomme, un arbre avec des pommes qui ont des milliers de graines qui vont  chacune donner un arbre de pommes.  En vérité ce que j'ai dans ma main c'est une foret d'arbres dont chaque graine est une foret de d'arbre de pommes. Et on pourrait ainsi continuer sans s'arrêter. Le message est que dans toute chose que Dieu a conçue, il y a placé un grand destin. Maintenant que me répondrez-vous  si je vous demandais qui vous êtes ? Commencez par me demander ceci : Voulez-vous le fait ou la vérité !? »

Mais alors si  nous sommes ce que nous ne pouvons même pas commencer à nous imaginer d'où vient alors la pauvreté ? Vous avez entendu, dans le plan de Dieu la pauvreté n'existe pas. Elle est plutôt dans le fait que nous avons hypothéqué quelque chose. Ce quelque chose c'est notre pouvoir d'abondance. Mais quand, où, comment, pourquoi ?    

La pauvreté vient quand nous avons, en tant qu'individu ou peuple, remis notre pouvoir d'abondance, notre destinée entre les mains d'un système inadéquat et que nous attendrons en vain de recevoir de ce système. Nous subissons la misère de l'attente tout simplement. Et souvent nous remettons ce pouvoir inconsciemment, sous les effets d'un conditionnement  imposé ou involontaire. Imposé lorsqu'un système décide délibérément de nous priver de toute opportunité d'évoluer parceque nous pouvons être un danger pour ses intérêts. Involontaire, lorsque les personnes qui constituent un système auquel nous dépendons n'ont pas les compétences, la créativité ou la volonté de développer le cadre propice où nous pouvons nous épanouir.  

La solution c'est pour nous de commencer par reprendre ce pouvoir de façon à l'utiliser dans un système qui marche, de sortir du système qui nous emprisonne, de commencer à prendre conscience de notre importance pour nous-mêmes, pour les autres, pour nos pays, pour l'Afrique et pour le monde. Tout est une affaire de système. Dans quel système d'abondance êtes-vous aujourd'hui ? Vous pouvez penser être dans le même système que ceux qui vous appellent ami quand c'est autour d'un verre de bière, mais qui ne vous associerons jamais  lorsqu'il faut parler opportunité d'argent. Nous pouvons avec nos amis appartenir à un système le jour et évoluer chacun dans son système la nuit. Quel est votre système ? Est-ce celui ou vous vous enrichissez au détriment de vos compatriotes ou de ces pauvres petits enfants qui se meurent et qui ne savent plus ce qu'ils sont venus faire sur cette terre de grands hommes?

Une façon indéniable de reprendre ce pouvoir d'abondance c'est la motivation de savoir que lorsque nous nous réveillons le matin nous contribuons tous ensemble à un objectif commun et grand, un grand programme pratique de développement qui nous bénéficiera tous en tant qu'individu, en tant que famille, en tant que peuple ; un programme qui donne l'espoir à l'Afrique.

Qui sommes -nous ?

En vérité, nous sommes les millionnaires, les médecins, les ingénieurs, les intellectuels dans plusieurs disciplines, les hommes parfaits, les hommes heureux, l'Afrique florissante, que nos systèmes nous ont empêchés jusque là de devenir. Mais tout cela n'a plus d'importance aujourd'hui car nous allons sortir de ces systèmes qui nous emprisonnent et ne délivrent pas, et entrer dans une ère nouvelle car la solution pour notre développement est bien plus simple que nous ne l'avions imaginée. Elle ne pouvait que l'être. N'est-il pas vrai que lorsque tous les hommes sont réunis au nom du bien, que quelque chose de merveilleux arrive, que les cieux s'ouvrent ? Que vous arrive t-il généralement lorsque toutes les cellules de votre corps sont en harmonie parfaite, que votre corps est en harmonie avec votre esprit et que vous dégagez une énergie positive ? C'est généralement le temps des récoltes.

C'est le peuple épanouis et mobilisé qui est au centre du développement vrai. Et comme John Clark le dit si bien, dans son ouvrage Démocratiser le Développement :  « Le développement est plutôt un processus de changement permettant à un peuple de se prendre en charge, de prendre contrôle de sa destinée et d'atteindre son potentiel maximum. Cela nécessite de donner au peuple la confiance, les compétences, les biens matériels et libertés nécessaires pour atteindre ce but. »  C'est pour avoir ignoré ou manqué de compétence ou de créativité nécessaire pour élever chaque africain au niveau ou il pouvait devenir une valeur économique et sociale de qualité, que de nos gouvernements africains ont échoués et nous ont plutôt emmenés sur un terrain boueux. Comment avons- nous fait pour ne pas savoir que chaque homme est une graine, une source immense d'énergie et de créativité dont on ne peut se passer pour construire des économies fortes et tirer les revenus dont on a besoin pour fair!
e marcher un pays. Quels autres programmes pouvaient passer au devant de celui de son épanouissement ?

Si, pour ne prendre que l'exemple du Congo parmi les autres pays en Afrique nous avions par exemple, il 40 ans décidé de commencer à financer par exemple chaque famille à son tour pour $45000, un montant que la famille utiliserait pour se construire une petite maison, commencer une petite entreprise, et débuter son plan d'épargne, combien de familles pauvres aurions-nous aujourd'hui ? Combien d'entrepreneurs aurions-nous ? Combien en taxe serions-nous entrain de récolter, combien de sous logis ou de bidonvilles aurions-nous aujourd'hui ?. De quoi le gouvernement congolais serait-il entrain de s'occuper aujourd'hui ? De juste quelques fonctionnaires bien payés pendant que beaucoup gens seraient bien indépendants. Il s'occuperait de récolter notre taxe et de bien l'utiliser, de nous mettre à la pointe de la technologie etc. Qu'avons nous donc semés de bon durant ces décennies pour espérer récolter quelque chose de bon ? Comment voulez vous avoir des maisons avec des portes, de!
s fenêtres convenables quand l'ouvrier qui devrait les construire ne peut même pas investir dans une petite scie électrique ?

Nous apprenons qu'aux États-Unis, la petite entreprise et la petite entreprise débutante sont principalement responsables de la performance impressionnante de l'économie américaine de ces plusieurs dernières années. Pendant qu'il est souvent cru que ce sont les grandes entreprises qui conduisent l'économie américaine, les statistiques démontrent que ce sont  en fait les petites entreprises qui soulèvent le lourd de l'économie américaine.

Les petites entreprises sont responsables de 52% de ventes et de 50% de la production du secteur privé. Ces nombres peuvent particulièrement étonner en tenant compte du fait que 53% de ces affaires fonctionnent à partir de la maison.

Les petites entreprises comptent pour tous les emplois net dans l'économie, représentant par-dessus 99% de tous les employeurs  et 52% de la main d'ouvre du secteur privé.

Forte de cette approche et dans le souci de développer des stratégies complémentaires capables de faciliter la marche du peuple africain, nous nous sommes attelés pendant ces 7 dernières années, dans le cadre de l'organisation « Families Against Poverty International -Africa » en sigle FAPI-Africa, à développer un programme de taille, UBUNTU2025 qui verrait le peuple d'Afrique travailler pour leur propre développement  en solidarité avec les autres peuples du monde, les gouvernements africains , organisations, etc.

Le programme se propose de travailler pour :

1. Que chaque famille africaine puisse recevoir $45,000 qui lui permettrait de se construire sa maison, de commencer une petite affaire et de commencer à développer son épargne en banque

2. Que 8,33% des individus majeurs puissent recevoir $15,000 pour un logement, et/ou pour une affaire, et commencer à développer une épargne,

3. Les constructions des écoles capables de nourrir, soigner et donner des fournitures gratuitement aux élèves; des écoles où les enseignants qui éduquent nos enfants reçoivent un salaire décent ;

4. La création d'un grand nombre de centres d'éducation tertiaire par distance et bon marché comme solution idéale pour l'Afrique, avec des programmes équivalents aux meilleures universités au monde,


5. Le financement des infrastructures vitales ;

6. La promotion du statut des femmes, de la protection de l'environnement

7. La promotion du partage équitable des revenus nationaux entre les citoyens ;


TOUT LE MONDE DOIT METTRE LA MAIN A LA PATE

TOUT LE MONDE DOIT METTRE LA MAIN A LA PATE  pour que nous ayons terminé avec cette histoire de pauvreté dans les 16 années qui viennent et non pas dans les 300 ans comme on le projette à notre place ! LISEZ, INFORMEZ et AIDEZ les autres à comprendre ce qui se passe en allant sur
www.fapiafrica.org/accueil.html . LISEZ pour comprendre comment vous pouvez être rémunéré pour cela, en tant qu'individu, organisation, entreprise, africain ou étranger. Le système a été conçu pour que les peuples du monde puissent directement nous aider mais il faudra que les Africains eux-mêmes commence par prendre propriété du programme en mettant leur cour à l'ouvrage.


Voilà pourquoi lorsqu'il vous est donné l'occasion de voter en toute liberté, transparence et inclusivement, combien votre vote est important car vous aurez désormais à voter pour vos gestionnaires - il n'en a jamais été autrement d'ailleurs - qui vous accompagneront dans ce processus de changement, qui vont travailler pour accélérer notre programme du peuple africain, voter pour ceux à qui vous allez donner des instructions et qui vont vous rendre compte sur l'état de vos affaires et non plus pour des dirigeants, des leaders, ou guides éclairés. Ce temps là est à mettre au passé. Ne trouvons-nous pas ridicule que nous adorons, chantons et dansons pour des gens supposés être nos serviteurs ?  Un grand homme alors candidat Premier Ministre, ne nous l'a t-il pas rappelé durant la Conférence Nationale Souveraine lorsqu'il a dit quelque chose comme : « Si vous me donnez votre confiance, vous serez au moins assurés d'une gestion claire car tout vous sera communiqué »  Le temps des guides éclairés qui pensent qu'ils ont conquis nos pays et que tout leur appartient est révolu. Ne dansons plus. Seule un esclave le fait quand il a abandonné son pouvoir d'abondance à son maître. Et comme cela il devient comme envoûté.

Votre frère dans le développement

Jean Jacques Mbuyamba Bukasa

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Wednesday, April 5th 2006

7:52 AM

Allocution prononcée par M. Kofi ANNAN, Secrétaire général des Nations Unies, lors de l’ouverture de la Conférence ministérielle sur les sources innovantes de financement du développement

Allocution prononcée par M. Kofi ANNAN, Secrétaire général des Nations Unies, lors de l’ouverture de la Conférence ministérielle sur les sources innovantes de financement du développement


Paris, le 28 février 2006

 

Monsieur le Président,

Messieurs les Ministres,

Éminentes personnalités,

Mesdames et Messieurs,

 

C’est un grand plaisir pour moi de participer à cette Conférence, et je remercie le Président Chirac, ainsi que ses collègues, de l’avoir organisée.

 

Le Président Chirac fait preuve de beaucoup de dynamisme dans la recherche de sources novatrices de financement du développement susceptibles de faciliter la réalisation des objectifs du développement. Après la Conférence de Monterrey il y a quatre ans, c’est sous sa houlette qu’un groupe d’experts a réalisé, pour compléter les recherches de l’Université des Nations Unies, une étude technique qui a eu beaucoup de retentissement. Et il y a deux ans, il a contribué à créer une dynamique politique soutenue en lançant avec le Président brésilien, M. Lula, et le Président chilien, M. Lagos, ainsi que d’autres dirigeants, une initiative connue sous le nom d’Action contre la faim et la pauvreté.

 

Jusqu’il y a peu, les débats sur les moyens novateurs de financer le développement étaient pour l’essentiel exploratoires. Ici, à Paris, nous passons au stade suivant : nous sommes réunis pour parler de la mise en œuvre de propositions concrètes.

 

Soyons bien clair : ce serait pêcher par excès d’optimisme que de croire que les sources de financement novatrices permettront à elles seules de mobiliser suffisamment de ressources pour que les objectifs du Millénaire puissent être atteints. Et si même nous atteignons les objectifs du Millénaire, nous n’aurons pas pour autant eu raison de la misère; il nous faudra encore une stratégie à long terme pour financer l’élimination totale de la pauvreté. C’est précisément pourquoi il demeure essentiel que tous les pays développés portent les montants qu’ils consacrent à l’aide publique au développement à 0,7 % de leur produit national brut, suivant l’objectif fixé depuis longtemps, et que tous les pays continuent de s’efforcer de rendre l’économie mondiale et le régime commercial international plus ouverts, plus équilibrés, plus justes et plus transparents.

 

Les sources de financement novatrices ne doivent pas être considérées comme des substituts des formes traditionnelles d’aide, mais comme des moyens de mobiliser davantage de ressources et de les acheminer plus efficacement. Des possibilités extrêmement prometteuses sont actuellement explorées.

 

Je trouve très encourageant le projet pilote annoncé par le Chili et la France, qui permettra de mobiliser des ressources moyennant une légère majoration du prix des billets d’avion. Le Royaume-Uni se propose aussi de consacrer au développement les recettes dégagées par une taxe semblable déjà prélevée actuellement. Les initiatives de ce type ont beaucoup d’avantages : elles sont concrètes, elles vont chercher l’argent là où il se trouve, elles peuvent être mises en œuvre rapidement et elles sont suffisamment souples pour que d’autres pays puissent s’y associer plus tard.

 

Le Brésil, la France et d’autres pays envisagent déjà d’utiliser des fonds de sources nouvelles pour alimenter une facilité internationale d’achat de médicaments qui permettrait d’accroître la production d’antirétroviraux et d’en faciliter l’accès aux personnes porteuses du VIH ou atteintes du sida. Cette facilité pourrait aussi contribuer à stabiliser sur le long terme le prix des médicaments, ainsi que l’offre et la demande, à un moment où les pays développent leurs services thérapeutiques pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier. Sur les 6,5 millions de personnes qui ont besoin immédiatement d’antirétroviraux, seuls un million peuvent se les procurer. La situation des enfants me touche tout particulièrement. En collaboration avec l’OMS, ONUSIDA et d’autres partenaires, l’UNICEF travaille à la mise au point d’un mécanisme d’achat de médicaments et d’outils diagnostiques pédiatriques qui viendrait compléter la facilité internationale.

 

J’exhorte les autres pays à s’associer à cette facilité, dont j’espère que les modalités seront arrêtées dès que possible, et de préférence avant la fin mai, moment où l’Assemblée générale des Nations Unies tiendra sa prochaine réunion de haut niveau sur le VIH/sida. Je rappelle aussi qu’il importe de veiller à ce que les initiatives visant à réunir des fonds pour combattre le sida se complètent les unes les autres sans faire double emploi avec les mécanismes du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, de l’OMS et de la Banque mondiale qui ont déjà fait leurs preuves.

 

J’exhorte aussi tous les pays à soutenir la Facilité de financement internationale proposée par le Royaume-Uni, qui a le mérite de prévoir un versement précoce des fonds, ce qui permettrait de donner le coup de pouce financier nécessaire à la réalisation des objectifs du Millénaire d’ici à 2015. Je soutiens sans réserve le projet pilote lancé en septembre dernier dans le domaine de la vaccination et félicite sincèrement tous les pays qui y participent pour leur hauteur de vue et leur détermination. Je les engage à faire tout leur possible pour que ce projet d’avenir aboutisse.

 

Le Président Chirac a également proposé la création d’un groupe de promotion des taxes de solidarité pour le dévelopement.

 

 

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Wednesday, April 5th 2006

7:48 AM

Discours de M. Jacques CHIRAC, Président de la République à l’occasion de la Conférence Internationale de Paris sur les nouveaux Financements du Développement

Discours de M. Jacques CHIRAC, Président de la République à l’occasion de la Conférence Internationale de Paris sur les nouveaux Financements du Développement


Palais de L’élysee - Paris le mardi 28 fevrier 2006.

 

 

Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, cher Kofi ANNAN,

Monsieur le Président de l’Union africaine, cher Denis SASSOU NGUESSO,

Monsieur le Président de la République du Mali, cher Amadou Toumani TOURÉ,

Madame, chère Graça MACHEL, merci pour votre présence. Je vous remercie d’accepter mes respectueux hommages, et de bien vouloir transmettre au Président Mandela notre unanime et respectueuse affection,

Monsieur le Président de l’Organisation francophone mondiale, cher Abdou DIOUF,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs,

 

Avec la mondialisation, nous vivons une révolution de l’ordre international.

 

Avec la libéralisation des échanges et des investissements, avec les avancées de la science et de la technologie, le monde connaît un cycle de croissance exceptionnel par son ampleur et par sa durée.

 

En Asie, en Amérique Latine, le progrès économique libère des centaines de millions de femmes, d’hommes et d’enfants du carcan de la pauvreté. Des nations et des régions entières s’affirment. Une nouvelle géographie de la puissance se dessine.

 

Et pourtant, en dépit de l’augmentation constante de la richesse globale, le tiers de l’humanité continue à survivre avec moins d’un euro par jour, la moitié de l’humanité survit avec moins de deux euros par jour. Telle qu’elle se déploie aujourd’hui, la mondialisation, loin de réduire ces inégalités, les creuse encore davantage. La croissance démographique, qui se concentre dans les régions les plus défavorisées, aggrave le phénomène. Plus que tout autre, le continent africain , encore marginalisé dans les échanges internationaux et confronté à une accumulation de handicaps, porte le poids de ces déséquilibres ; des déséquilibres contraires à la morale la plus élémentaire, des déséquilibres qui menacent gravement la paix et la stabilité mondiale. Il serait irresponsable de l’ignorer et de ne pas agir.

 

Après des années où a prévalu l’illusion que la mondialisation de l’économie suffirait à résoudre tous les problèmes du développement, la communauté internationale admet, enfin, l’exigence de solidarité.

 

Je rends hommage, un hommage fort et particulier, au Secrétaire général des Nations Unies pour son action inlassable, efficace et intelligente. Grâce à lui, la communauté internationale dispose, depuis le Sommet du Millénaire, d’une stratégie commune de lutte contre la pauvreté et les fléaux qui l’accompagnent. Une stratégie, que la France a toujours portée, fondée sur la logique de partenariat et non plus sur le modèle dépassé de l’assistance. Je rends hommage à ces grandes voix du Sud, le Président LULA dont le message nous est allé droit au cœur, le Président LAGOS, les promoteurs africains du NEPAD, qui ont fait progresser la conscience internationale.

 

Après des décennies de diminution, l’aide publique au développement augmente, enfin, à nouveau. Avec l’annulation de la dette multilatérale des pays pauvres, décidée au G8 de Gleneagles, avec l’engagement de l’Europe et des autres grands donateurs de consacrer, d’ici 2010, 50 milliards de dollars de plus par an à la solidarité internationale, dont la moitié pour l’Afrique, les pays développés reconnaissent enfin que le laisser-faire et le laisser-aller n’est, en aucun cas, une solution.

 

Cependant, nous savons tous que cet effort ne sera pas suffisant face à l’ampleur des besoins. Nous savons tous. Il est nécessaire, selon les Nations Unies, de porter l’aide publique au développement à près de 200 milliards de dollars par an d’ici 2015, contre 65 milliards aujourd’hui, si l’on veut atteindre les objectifs du Millénaire.

 

Face à un tel défi, l’aide publique au développement traditionnelle est insuffisante. Elle est alimentée par les budgets des États, toujours à court d’argent, et de surcroît, à ce titre, elle est aléatoire.

 

La solution, ce sont de nouveaux mécanismes de financement qui permettront de mobiliser une partie des fruits de la mondialisation. Les sommes nécessaires peuvent sembler importantes. Elles sont cependant infimes au regard des quarante mille milliards de dollars du PNB mondial ou des huit mille milliards de dollars que représente chaque année le commerce international.

 

De nombreuses options sont possibles, contributions internationales de solidarité, IFF, loteries internationales, mobilisation de l’épargne des migrants, partenariats public privé. La France les aborde toutes dans un esprit constructif. C’est ainsi que nous prendrons notre part au lancement dans les prochaines semaines d’une facilité financière internationale pour la vaccination. Je me réjouis, à cet égard, de l’accord intervenu hier avec le Royaume-Uni. Cette démarche de solidarité porte en elle une nouvelle vision de la coopération internationale, une nouvelle conception des rapports entre le Nord et le Sud.

 

Avec ces contributions, nous allons élargir la base de la solidarité en mobilisant une fraction des nouvelles richesses créées par la mondialisation, dont une large part échappe aujourd’hui à la fiscalité des Etats. Nous allons mobiliser les techniques les plus avancées de l’économie moderne au service des plus pauvres. Nous allons dépasser le clivage Nord-Sud au profit d’un esprit de solidarité et de responsabilité globales. Tel est le sens de l’engagement de la France et de la centaine de pays aujourd’hui présents à cette Conférence de Paris sur les nouveaux financements du développement.

 

Cette mobilisation est exceptionnelle à plus d’un titre.

 

Exceptionnelle par la diversité de ses promoteurs, chefs d’Etat et de gouvernement, représentants des institutions internationales compétentes, ONG de tous les continents, entreprises et mécènes conscients de leurs responsabilités.

 

Exceptionnelle aussi par la vitesse à laquelle ces propositions, portées par le Groupe présidé par M. Jean-Pierre LANDAU, se sont imposées dans le débat. Ces propositions étaient jugées totalement irréalistes il y a bien peu. Elles étaient mêmes taboues dans certaines organisations internationales. Elles sont aujourd’hui discutées dans toutes les grandes enceintes multilatérales, au G8, aux Nations Unies, dans les institutions de Bretton Woods, au sein de l’Union européenne, au sein de l’Union africaine. Je salue le chemin parcouru depuis deux ans, un chemin jalonné par les réunions décisives de Genève et de New York en 2004 et de New York en septembre 2005. Merci M. le Secrétaire général.

 

Nous devons rendre ce mouvement irréversible. Le moment est venu de franchir une nouvelle étape, d’aller de l’avant dans la mise en œuvre de projets concrets.

 

C’est pourquoi la France a décidé de mettre en place, à titre expérimental, comme un premier pas, sans plus attendre, une première contribution de solidarité sur les billets d’avion. Mécanisme simple et neutre d’un point de vue économique, cette contribution permettra de lever, à partir du 1er juillet prochain, plus de 200 millions d’euros par an pour ce qui concerne la France.

 

Je rends hommage à tous les pays, du Sud pour la plupart je le note au passage, qui ont décidé de s’engager sur cette voie et d’étudier eux-mêmes la mise en place de tels mécanismes. J’appelle l’ensemble des nations représentées aujourd’hui à Paris, au premier rang desquelles les pays de l’OCDE et de l’Union Européenne, à les accompagner dans cette démarche d’avenir. Ainsi, nous réunirons rapidement les sommes indispensables à la réalisation des objectifs du Millénaire.

 

Ensemble, nous devons également travailler à la bonne utilisation de ces ressources additionnelles. Pour changer le cours des choses, il nous faut unir nos efforts, gérer ces moyens en commun en les concentrant sur des objectifs bien définis.

 

Dans cet esprit, je propose d’affecter le produit de la contribution de solidarité sur les billets d’avion à une "facilité internationale d’achat de médicaments" contre les pandémies du sida, de la tuberculose et du paludisme qui frappent les pays en développement.

 

Ce choix s’impose parce que l’expérience démontre que nous savons désormais combattre efficacement ces maladies qui ruinent les efforts de développement des pays du sud.

 

Ce choix s’impose parce que les difficultés rencontrées lors de la dernière reconstitution du Fonds mondial ont montré le besoin impérieux de ressources à la fois stables et prévisibles.

 

Ce choix s’impose encore parce que l’accès universel aux médicaments et aux soins dans les pays pauvres est à portée de main aujourd’hui.

 

Le débat international sur la propriété intellectuelle, la concurrence des génériques, les politiques de prix différenciés des laboratoires détenteurs des brevets, ont permis de diviser par cent le coût de certains médicaments anti-rétroviraux. Nous pouvons consolider ces succès dans le cadre d’une coopération à long terme entre l’industrie et la communauté internationale fondée sur des financements stables. Cette approche nous permettra de résoudre simultanément deux grands problèmes :

 

- d’une part, le coût des médicaments qui, même ramené à une fraction des prix pratiqués au Nord, demeure prohibitif pour des populations qui survivent avec un euro par jour et ne disposent d’aucune forme de sécurité sociale ;

 

- d’autre part, l’absence d’un marché solvable pour les médicaments contre les pandémies qui frappent les pays les plus pauvres, absence qui se traduit aujourd’hui par une insuffisance criante des capacités de recherche et de production pharmaceutiques.

 

Pour prendre sa pleine mesure, ce projet devra s’inscrire dans une stratégie plus globale de renforcement des systèmes de santé. C’est pourquoi je compte proposer au G8 de Saint-Pétersbourg une initiative qui permettra d’accélérer la mise en place de mécanismes d’assurance-maladie adaptés aux réalités économiques et sociales des pays les plus pauvres.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Nous avons parcouru un long chemin depuis deux ans. Nous ne sommes pourtant encore qu’au début de la route et le temps presse ! Les contributions de solidarité dont nous discutons aujourd’hui ont valeur d’exemple, d’expérience, mais elles ne sont que des premières expériences. Il nous faut aller beaucoup plus vite et beaucoup plus loin, car chaque année qui passe, ce sont des millions de vies perdues et chaque progrès que nous faisons, ce sont des vies rendues à leur dignité, des chances nouvelles pour la paix, pour la stabilité du monde, des victoires de l’espoir.

 

Telle est, aujourd’hui, notre responsabilité. Je vous remercie d’avoir répondu à l’invitation de la France. Je vous remercie d’apporter à cette cause juste la force de votre engagement, de votre générosité et l’appui de vos nations.

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Wednesday, April 5th 2006

7:39 AM

Discours de M. Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo, Président en exercice de l’Union Africaine à l’occasion de la conférence de Paris sur les financements innovants du développement.

Discours de M. Denis SASSOU-NGUESSO, Président de la République du Congo, Président en exercice de l’Union Africaine à l’occasion de la conférence de Paris sur les financements innovants du développement.


Paris, le 28 février 2006

Monsieur le Président de la République Française,
Monsieur le Président de la République du Mali,
Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,
Mesdames, messieurs,

 

En se réunissant à New York, au mois de septembre de l’année dernière, afin d’évaluer à mi-parcours, les Objectifs du Millénaire pour le Développement, les dirigeants du monde ont donné la preuve de leur préoccupation à agir ensemble pour éradiquer la misère et la pauvreté.

II a été reconnu, à cette occasion, que globalement les efforts déployés sont insuffisants et que le système traditionnel, dominé par des aides publiques, a montré ses limites au regard des enjeux et défis actuels, notamment sur le continent africain où les populations, tragiquement confrontées à des problèmes de survie, d’ un autre âge continuent d’espérer.

En effet, c’est d’un minimum de soixante-dix (70) milliards de dollars supplémentaires que les pays en développement ont besoin, chaque année, pour atteindre d’ici 2015, les Objectifs du Millénaire pour le Développement. II y a donc nécessité d’aller vers d’autres initiatives et d’autres options mobilisatrices de ressources. Elles sont certainement nombreuses. II convient d’en systématiser la recherche. Dans ce domaine, ce sont les idées qui manquent le moins. Seule la volonté politique pourrait faire défaut. Nous espérons que les ministres et les experts réunis à Paris sur votre invitation, Monsieur le Président, nous feront des suggestions judicieuses et praticables.

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Le drame de l’économie africaine avait déjà été souligné dès 1986, et avait occupé le centre des débats internationaux. II faut donc éviter de faire de cette tribune un autre rendez-vous manqué après celui qui avait engagé l’Afrique pour cinq années (1986-1991) dans un partenariat avec la Communauté Internationale, à travers le Programme des Nations Unies pour le redressement économique de l’Afrique (PANUREDA).
L’Afrique, vous vou en doutez, attend beaucoup de la Conférence de paris sur les financements innovants du développement. Elle espère d’elle des propositions concrètes et rapidement applicables.

Elle attend des solutions originales, susceptibles de donner plus d’ampleur à l’action internationale de lutte contre la pauvreté que vous avez engagée par le projet pilote de "contribution de solidarité sur les billets d’avion "en faveur d’un développement global et durable. En adoptant la déclaration de New York sur les sources innovantes de financement, certains gouvernants ont reconnu par là même qu’il fallait, désormais, agir autrement que par des voies et moyens traditionnels.

 

Monsieur le Président,

Dans cette prospection de moyens alternatifs et additionnels, l’Afrique a salué, l’Afrique salue avec enthousiasme l’idée généreuse que vous avez eue, avec le Président Lula Da SYLVA et vos partenaires de la première heure, de promouvoir des financements innovants du développement. L’Afrique se félicite de l’évolution heureuse de cette initiative et, surtout, de la place de choix qu’elle a prise aujourd’hui parmi les grands défis de l’humanité. Par le consensus qu’elle est en train de susciter au sein de la Communauté Internationale, cette quête nouvelle d’appui au développement constitue, à nos yeux, une flamme susceptible de rallumer quelques espérances.

C’est votre grand mérite.

 

Oui, Monsieur le Président, le mérite vous revient d’avoir compris que les schémas traditionnels de financement du développement avaient atteint leurs limites ; que l’aide publique au développement, fluctuante parce qu’assujettie aux contraintes budgétaires des pays donateurs, était presque frappée de sclérose.
Vous l’avez compris et avez décidé d’agir, d’agir dans le bon sens en complétant et en renforçant les méthodes traditionnelles, à travers l’instauration de nouveaux mécanismes de financement du développement, en l’occurrence par des contributions internationales de solidarité, sources innovantes de financement plus stables, plus prévisibles, plus efficaces.

Vous avez compris et décidé que les contributions internationales de solidarité devraient être alimentées par les nouvelles richesses créées par la mondialisation. C `est une bonne chose de constater l’interdépendance entre les peuples et les nations, mais il faut introduire une dimension éthique dans la mondialisation celle de la solidarité.

 

Monsieur le Président,

Dans la recherche des sources innovantes et additionnelles, vous avez décidé d’expérimenter, en France, la première contribution internationale de solidarité, la contribution des billets d’avion. Cet acte exemplaire, traduit votre détermination et celle de la France à soutenir nos pays et à les accompagner concrètement dans leurs efforts de développement. Le Congo adhère à cette initiative et, dans le cadre de mon mandat à la présidence de l’Union Africaine, je m’engage à la promouvoir et à oeuvrer à dissiper les résistance et les hésitations éventuelles.


Excellences, Mesdames et Messieurs,

L’estimation financière annuelle de l’application de la contribution sur les billets d’avion, au plan mondial, est d’une dizaine de milliards d’euros. le chemin est donc encore long. D’autres pistes pourraient être explorées telle une taxation sur les armes de guerre ou sur les transactions financières internationales, etc... L’Afrique espère des ressources supplémentaires pour lui permettre, avec l’aide de la Communauté Internationale, d’acquérir des médicaments contre le VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, de financer son programme global de développement approuvé par tous : le NEPAD.

Monsieur le Président,

Votre initiative, louable à tous égards, est nécessaire au progrès de l’Humanité. Elle a le soutien de l’Afrique qui entend prendre pleinement sa part dans le mécanisme de suivi, notamment dans l’appréciation des politiques d’impulsion de toutes les initiatives visant la mise en oeuvre effective des financements innovants.
En vous priant, Monsieur le Président, d’accepter les remerciements sincères et le vibrant hommage de l’Afrique et du Congo, je souhaite à vos assises, un succès éclatant.

Vive la solidarité internationale Je vous remercie.

 

 

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